Session Maristes en Éducation : Une perspective irlandaise /../ An Irish perspective

Quand on m’a invité à participer à la session annuelle de Maristes en Éducation à la Neylière, je n’ai pas hésité. J’y étais déjà allée il y a six ans pour découvrir le chemin du père Jean-Claude Colin et, bien sûr, pour découvrir aussi l’essence même de l’esprit mariste. Cette visite avait été une des meilleures expériences de ma vie. Par conséquent j’avais hâte d’être encore une fois entourée de collègues maristes dans la tranquillité des monts Lyonnais. Quel Bonheur ! J’y suis allée avec Frank Dowling qui est membre de la MEA en Irlande (Marist Education Authority).  On nous a réservé un accueil très chaleureux dès notre arrivée et nous avons profité des présentations le soir du jeudi 22 mars pour faire la connaissance des Maristes français.

Le vendredi 23 mars, après les Laudes dans l’Oratoire, nous avons abordé notre thème de discussion, c’est-à-dire comment affronter la réalité du terrain dans nos écoles en France et en Irlande ? On a vite découvert que nos réalités se ressemblent plus qu’on ne l’aurait imaginé. En France, comme en Irlande, on accueille un nombre croissant de non-croyants, entre eux des athées et des agnostiques. Ces dernières années on accueille aussi de plus en plus d’élèves de religions différentes dans nos écoles catholiques. La pratique de la majorité des Catholiques même se limite pour la plupart aux grands événements de la vie et aux grandes fêtes. Enfin la question qui se pose en France comme en Irlande, c’est de savoir comment proposer et protéger la spiritualité mariste sans donner l’impression de vouloir convertir.

Vendredi après-midi en assistant à l’atelier intitulé « dialogue avec les non-croyants » j’ai été frappée par la nécessité d’écouter les élèves qui se disent athées ou agnostiques tout en résistant à la tentation de juger ou, bien sûr, de persuader. On a suggéré la valeur d’entendre avant d’être entendu. Cette idée est à la fois évidente et surprenante pour nous autres enseignants. D’ailleurs ce serait bien que les élèves des écoles maristes se sentent suffisamment bien dans leur peau pour pouvoir discuter de leurs propres convictions. Quant aux autres religions, notre groupe a parlé des bienfaits de trouver des points communs dans les croyances différentes. J’ai bénéficié beaucoup de l’occasion de participer à une conversation tellement utile pour affronter la réalité quotidienne dans nos écoles.

Un des grands moments de la session était sans aucun doute le témoignage impressionnant de Vincent Ricard. J’y ai trouvé beaucoup pour me faire réfléchir. Il a approfondi ma compréhension de ce que cela veut dire d’être catholique. J’ai trouvé ses réflexions particulièrement pertinentes dans le contexte de notre défi quotidien de donner le bon exemple à nos élèves et ainsi de les convaincre que le catholicisme est un bon modèle pour la vie. On accueille tout le monde, on respecte la foi des autres, et on se comporte comme de bons chrétiens devant eux. Les mots d’un auteur inconnu expliquent mieux que moi ce que j’ai appris de Vincent « celui-là est catholique qui voit en tout homme non pas la catégorie sociale à laquelle il appartient, non pas l’étiquette d’incroyant ou de musulman ou de juif, mais le frère pour lequel le Christ est mort et qu’il met sur sa route pour recevoir son amour. »

Enfin, nous étions tous d’accord que, malgré nos soucis quant à nos élèves, il est évident qu’ils accordent une grande valeur aux traits spécifiquement chrétiens dans leurs notions de la justice et dans leur soutien des moins favorisés par le bénévolat. Quant à nous autres professeurs, nous étions tous d’accord pour dire aussi qu’il faut vivre notre spiritualité mariste si nous voulons communiquer l’idée que le catholicisme lui-même est lié à la justice et au bienfait de l’humanité car il ne faut jamais oublier que les élèves voient ce qu’on est !

Pour conclure, ce sont des moments comme cette session à la Neylière qui nous soutiennent dans notre travail qui n’est pas simplement une question d’enseigner des matières ; il s’agit plutôt de former les jeunes. En poursuivant ce travail de Maristes en Éducation on peut espérer réaliser quelque chose de bon pour les générations futures.

Catherine Kirk

 

Session Maristes en Éducation : Une perspective irlandaise /../ An Irish perspective
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When I was invited to take part in the annual meeting of Maristes en Éducation at la Neylière, I didn't hesitate. I had already been there six years ago to discover the way of Fr Jean-Claude Colin and, of course, to discover also the very essence of the Marist spirit. That visit had been one of the best experiences of my life. As a result, I was looking forward to being with Marist colleagues in the tranquillity of the Monts Lyonnais. What joy! I went with Frank Dowling, who is a member of the MEA in Ireland (Marist Education Authority). We received a very warm welcome as soon as we arrived and the presentations on the evening of Thursday 22 March helped us to get to know the French Marists.

On Friday 23 March, after Lauds in the Oratory, we started to tackle our discussion topic, ie how to deal with the reality on the ground in our schools in France and Ireland. We quickly realised that our situations are more similar than we might have thought. In France, as in Ireland, there is an increasing number of students who are not Christians - atheists or agnostics. In recent years, there are more and more students from different religions in our Catholic schools. Even the practice of the majority of Catholics is limited to important moments in their lives and to the special festivals of the Church. The question that is asked in France as in Ireland is how we can offer and protect Marist spirituality without giving the impression of wanting to convert people. 

On Friday afternoon, having taken part in the workshop entitled "Dialogue with non-believers", I was struck by the need to listen to the students who say that they are atheist or agnostic, whilst resisting the temptation to judge or, of course, persuade. The value of hearing before being heard was suggested. This idea is both obvious and surprising for us teachers. Moreover, it would be a good thing if the students in the Marist schools felt sufficiently good about themselves that they could discuss their own convictions. With regards other religions, our group spoke about the benefits of finding common ground in different beliefs. I got a great deal out of the opportunity to be part of a conversation  that was so useful for coping with the everyday reality in our schools.

One of the highlights of the conference was undoubtedly the impressive presentation given by Vincent Ricard. I found so much in it to make me think. He deepened my understanding of what it means to be Catholic. I found his comments particularly relevant in the context of our daily challenge to set a good example for our students and, thereby, to convince them that Catholicism is a good model for life. We welcome everyone, we respect the faith of others, and we conduct ourselves as good Christians in front of them. The words of an unknown author express better than I can what I learned from Vincent: "the Catholic sees in every man not the social category to which he belongs, not the label of non-believer, or of Muslim, or of Jew, but the brother for whom Christ died and whom he has put on his path to receive his love."

Finally, we were all of a mind that, in spite of our concerns about our students, it is clear that they place a high value on specifically Christian characteristics in their notions of justice and in their support of the disadvantaged through voluntary work. With regards us teachers, we were all in agreement that we need to live out our Marist spirituality if we want to communicate the idea that Catholicism is itself linked to justice and to the benefit of humanity, because we should never forget that our students see what we are! 

To sum up, it is moments like this conference at la Neylière that nourish us in our work, which is not simply teaching subjects, but teaching young people. By continuing the work of Maristes en Éducation, we can hope to achieve something good for future generations.

Catherine Kirk

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